Salut à l’océan

Découvrir l’océan et s’y habituer n’est pas chose facile. Il faut en apprivoiser les formes mouvantes. Il faut surtout dominer la peur: Léviathan ou la Sirène des eaux dorment quelque part dans l’imaginaire de l’Africain. Bravo, Amlan!

DT PLage2

La main droite est tournée vers le ciel; elle reçoit la lumière qui enrobe doucement le corps sombre pour rejoindre la paume de la main gauche, en balancier de ces quelques petits pas esquissés sur le sable, fragile mouvement d’une femme vers l’océan infini, le regard porté au-delà de son immense ventre mouvant et terrifiant vers l’horizon plat, frontière inaccessible avec l’invisible. Ainsi, sur la ligne dorée du sable, entre les cocotiers dressés vers le ciel et les vagues lasses et vaincues, se sont donnés rendez-vous le soleil, l’océan et l’homme. Merci, Amlan.

Esther, Judith et des millions d’autres visages d’enfants qui nous fascinent…

Judith1w Esther1wMafe1Aw

Pourquoi l’enfant africain est-il si fascinant de pureté, de joie, de spontanéité dans la simplicité quand on sait que son milieu de vie et son avenir sont une jungle où la loi du plus fort domine plus qu’entre lions et gazelles? Pourquoi les rues sont-elles aussi sales et les visages des enfants qui y jouent, y rient, y pleurent, y travaillent aussi proches de Dieu? Pourquoi sont-ils plus heureux que dans les rues de Paris? « La seule jalousie pardonnable est celle que tu ressens face à l’enfant ».